| Titre : |
Le temps du labeur : formation, emploi et qualification en sociologie du travail |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Matéo Alaluf, Auteur |
| Editeur : |
Bruxelles [Belgique] : Editions de l'Université de Bruxelles |
| Année de publication : |
1986 |
| Collection : |
Sociologie du travail et des organisations |
| Importance : |
339 p. |
| Présentation : |
couv. ill. en coul. |
| Format : |
24 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-8004-0902-3 |
| Note générale : |
Prix Louis de Brouckère. - Index des auteurs cités. - Bibliogr. p. 327-334. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
Sociologie du travail
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| Résumé : |
"Chacun saut d'emblée ce qu'est la qualification. Sa définition est donnée a priori comme une évidence. Un médecin est plus qualifié qu'un maçon, et un maçon qualifié vaut mieux qu'un débutant. si l'un gagne plus que l'autre, c'est en raison de sa qualification. Avec sa qualification, on aborde donc une question bien circonscrite: celle de la hiérarchisation des individus en fonction des tâches qu'ils sont amenés à accomplir dans leur travail.
Pourtant, on se perd vite dans les méandres de cette évidence. Le médecin est plus qualifié que le maçon, parce qu'il a étudié plus longtemps des matières complexes. La qualification ne serait donc pas liée seulement au travail, mais aussi à l'école. Que le nombre de médecins augmente considérablement, leur revenu tend alors à baisser. C'est aussi la rareté d'une compétence qui fait sa valeur; c'est donc une affaire de marché.
Le médecin est plus qualifié dans la mesure où son activité est principalement intellectuel, alors que celui du maçon est manuelle. La différence relève donc également des formes de division du travail et de l'appréciation que chacun se fait des travaux intellectuels et manuel. Le médecin, comme le maçon, se tient d'ailleurs pour ce qu'il est non seulement dans son métier, mais aussi dans la manière de se loger, de se vêtir de circuler, de vivre ses loisirs et ses vacances, de se comporter en société.
Cet essai, en posant la question des conditions d'incorporation des connaissances et des techniques dans la production à travers le processus de la qualification engage toute notre vision sociale et en particulier notre façon de concevoir la classe ouvrière." (4e de couv.)
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| Permalink : |
http://catalogue.iessid.be/index.php?lvl=notice_display&id=2297 |
Le temps du labeur : formation, emploi et qualification en sociologie du travail [texte imprimé] / Matéo Alaluf, Auteur . - Bruxelles (Avenue Paul Héger, 26, CP 163, 1000, Belgique) : Editions de l'Université de Bruxelles, 1986 . - 339 p. : couv. ill. en coul. ; 24 cm. - ( Sociologie du travail et des organisations) . ISBN : 978-2-8004-0902-3 Prix Louis de Brouckère. - Index des auteurs cités. - Bibliogr. p. 327-334. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
Sociologie du travail
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| Résumé : |
"Chacun saut d'emblée ce qu'est la qualification. Sa définition est donnée a priori comme une évidence. Un médecin est plus qualifié qu'un maçon, et un maçon qualifié vaut mieux qu'un débutant. si l'un gagne plus que l'autre, c'est en raison de sa qualification. Avec sa qualification, on aborde donc une question bien circonscrite: celle de la hiérarchisation des individus en fonction des tâches qu'ils sont amenés à accomplir dans leur travail.
Pourtant, on se perd vite dans les méandres de cette évidence. Le médecin est plus qualifié que le maçon, parce qu'il a étudié plus longtemps des matières complexes. La qualification ne serait donc pas liée seulement au travail, mais aussi à l'école. Que le nombre de médecins augmente considérablement, leur revenu tend alors à baisser. C'est aussi la rareté d'une compétence qui fait sa valeur; c'est donc une affaire de marché.
Le médecin est plus qualifié dans la mesure où son activité est principalement intellectuel, alors que celui du maçon est manuelle. La différence relève donc également des formes de division du travail et de l'appréciation que chacun se fait des travaux intellectuels et manuel. Le médecin, comme le maçon, se tient d'ailleurs pour ce qu'il est non seulement dans son métier, mais aussi dans la manière de se loger, de se vêtir de circuler, de vivre ses loisirs et ses vacances, de se comporter en société.
Cet essai, en posant la question des conditions d'incorporation des connaissances et des techniques dans la production à travers le processus de la qualification engage toute notre vision sociale et en particulier notre façon de concevoir la classe ouvrière." (4e de couv.)
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http://catalogue.iessid.be/index.php?lvl=notice_display&id=2297 |
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